Press Play: italian classics
Giuseppe Verdi’s Requiem dépasse largement le cadre d’une messe des morts. C’est un véritable monument de la culture italienne. Nous avons demandé au journaliste de cinéma Robin Broos de composer sa sélection personnelle de classiques italiens.
Découvrez-les ici : une série de perles du cinéma qui capturent l'essence de l'Italie, entre passion, beauté et tragédie.
Ladri di biciclette (1948)
réalisation : Vittorio de Sica
Rome, juste après la Seconde Guerre mondiale. Antonio décroche enfin un emploi d’afficheur, mais il a besoin d’un vélo pour travailler. Lorsqu’il se le fait voler, il part avec son jeune fils Bruno à la recherche du voleur. Chef-d’œuvre du néoréalisme italien, le film dresse le portrait d’une Italie d’après-guerre marquée par la pauvreté et le désespoir, mais traversée aussi d’une profonde humanité. Récompensé par un Oscar d’honneur, il demeure l’un des plus grands films de l’histoire du cinéma. Simple, direct, bouleversant : le cinéma italien dans sa forme la plus pure.
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La dolce vita (1960)
réalisation : Federico Fellini
Le journaliste Marcello erre dans la Rome des années 60, en quête de sens et de récits. Le film emblématique de Federico Fellini capture la décadence et le vide de l’élite italienne d’après-guerre. De la scène mythique d’Anita Ekberg dans la fontaine de Trevi aux fêtes nocturnes au milieu des ruines antiques, La dolce vita est une fresque visuelle à la fois fascinante et lucide. Le film définit une époque et façonne durablement le langage du cinéma italien. La musique de Nino Rota est aussi envoûtante que mélancolique.
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Il Gattopardo (1963)
réalisation : Luchino Visconti
Sicile, au temps du Risorgimento. Le prince Don Fabrizio assiste à la disparition de l’ordre aristocratique et à la naissance d’une nouvelle Italie. Cette fresque de Luchino Visconti, adaptée du roman de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, médite avec élégance sur le changement et la perte. « Si nous voulons que tout reste comme c’est, il faut que tout change », affirme le prince. Burt Lancaster incarne ce personnage avec une noblesse poignante, sur fond d’une Sicile qui ressemble à un paradis en train de s’éteindre. Palme d’Or à Cannes, le film reste un pilier du cinéma italien.
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C’era una volta il West (1968)
réalisation : Sergio Leone
Sergio Leone réinvente le western américain en une œuvre lyrique et opératique. Un mystérieux joueur d’harmonica arrive dans une ville frontalière pour régler ses comptes avec le redoutable Frank. Le style de Leone – gros plans extrêmes, paysages immenses et silences chargés de tension – est devenu iconique. Ennio Morricone signe une bande originale inoubliable, attribuant à chaque personnage son propre thème musical. Plus qu’un western, c’est une symphonie de vengeance et de rédemption.
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Cinema Paradiso (1988)
réalisation : Giuseppe Tornatore
Le jeune Salvatore grandit dans un village sicilien où le cinéma Paradiso est le cœur vivant de la communauté. Son amitié avec le projectionniste Alfredo bouleverse son destin. Hommage vibrant au cinéma et à la nostalgie, le film de Tornatore remporte l’Oscar du meilleur film étranger. La musique de Morricone est d’une douceur bouleversante. Cinema Paradiso célèbre autant le pouvoir des images que celui des souvenirs, entre tendresse et mélancolie de l’enfance qui s’éloigne.
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Luca (2021)
réalisation : Enrico Casarosa
Ajout plus inattendu à cette sélection : Luca, un film d’animation américain signé par un réalisateur italien. Deux monstres marins découvrent qu’ils peuvent prendre forme humaine sur la terre ferme. Dans la ville côtière imaginaire et ensoleillée de Portorosso, ils vivent un été fait d’amitié, d’aventure… et de gelato. Originaire de Gênes, le réalisateur signe une véritable lettre d’amour à la Riviera italienne des années 50. Chaque image baigne dans une lumière méditerranéenne ; chaque scène respire la dolce vita. Des façades colorées aux Vespas en passant par la Piazza Garibaldi, Luca célèbre la culture italienne avec une tendresse rare, qui touche autant les enfants que les adultes.
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