Naar de hoofdinhoud

texte : amao ori

Pour Beyond Silence, le Chœur de la Radio flamande et le Quatuor de saxophones Kebyar juxtaposent le Miserere de Pärt à un intense plaidoyer en faveur de la connexion humaine de son contemporain Giya Kancheli (1935-2019).

Dans Amao Omi (2005), Giya Kancheli fait chanter au chœur des mots choisis non pas pour leur sens mais pour leur son - comme un pur paysage sonore vocal. Le titre signifie littéralement "lutte insensée" et reflète la vision mélancolique du monde de Kancheli : une protestation contre la cruauté et la violence, mais aussi une ode à la puissance de l'esprit humain. Le quatuor de saxophones se tisse comme une douce enveloppe autour de l'imploration du chœur - un mouvement musical de l'obscurité à la lumière, du désespoir à l'espoir.

Le texte chanté consiste en une sélection de mots géorgiens, choisis pour la plupart dans leur forme de base pour leur sonorité et leur facilité à être chantés, et non pour leur signification. Ils ne forment pas un récit cohérent, mais un paysage sonore plein d'émotions et de couleurs, dans lequel la voix humaine elle-même devient l'instrument qui parle au-delà du langage.